Emaux sur cuivre

Michelle Ries Brebel

Livre d'or et revue de presse

Les émailleurs d'art ne sont pas nombreux et l'Arthémuse en a déniché une par hasard l'été dernier à la chapelle de Garnilis lors des journées du patrimoine.

Michelle Ries Brebel, l'artiste émailleuse familière du lieu avait, dit-elle, « accroché quelques pièces qui s'accordaient avec le thème de ces journées et ce renouveau de l'émail a incité intérêt et curiosité ».

Originaire des Côtes-d'Armor, Michelle Ries Brebel fait en septembre sont petit tour finistérien et a donc accepté le détour par l'Arthémuse où elle a accroché, lundi, 51 pièces d'émaux d'art sur cuivre.

L'art du feu

Michelle Ries Brebel conjugue avec un sens artistique la technique et le plaisir et cela saute aux yeux dans ces tableaux lumineux aux couleurs scintillantes et aux formes suggérées.

« Je joue avec le feu, s'amuse t-elle à dire, et oui j'applique la poudre sur la plaque de cuivre émaillée une première fois et dans le four à haute température je vois les couleurs remonter, certaines sont faciles, le rouge est difficile.

La brillance est due à la qualité de l'émail et ressemble au cristal » 

L'artiste travaille dans son atelier, expérimente les techniques d'émail champlevé ou d'émail cloisonné. 


« Une technique du Moyen-Âge qui consiste à fixer de fines cloisons d'or et d'argent sur le métal mais pour moi c'est du cuivre ou du grillage fin », explique l'artiste.


Quant aux sujets des tableaux, « j'essaie maintenant de faire des séries et pas un seul tableau qui répond à une émotion », explique-t-elle encore en montrant les séries des bleus, des soleils, des bateaux, des prisons dorés, des envols. 


Pour l'ancienne élève de l'école du Louvre et de l'école Boulle à Paris le dessin prend aisément forme sur le cuivre. Michelle Ries Brebel échangera avec plaisir avec le public samedi à partir de 11 h à l'Arthémuse.

Samedi 12 septembre, à 11 h vernissage de l'exposition à l'Arthémuse.

L'émail est un art injustement méconnu en Bretagne. Pas seulement en Bretagne, mais un peu partout en France...
 ...Sauf dans le Limousin, où Limoges est l'une des capitales mondiales de cette expression artistique. Voici une vingtaine d'années que Michelle Ries-Brebel exprime ses émotions, ses joies et ses peines sur plaque de cuivre, poudre d'émail et cuisson à 900 degrés. Le résultat laisse sans voix... C'est doux et fort à la fois, ça interroge, on reste longtemps sous le charme. Ses oeuvres sont à découvrir dans le hall de l'Arthémuse, jusqu'au 12 octobre.